Israël – Gaza : il faut qu’on parle

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Après plus de 18 mois passés depuis le pogrom du 7 octobre et beaucoup trop d’âneries entendues çà et là, pire, même, parfois de la propagande des mollahs relayée sans aucun jugement critique, y compris de la part de gens que j’aime, il est plus que temps de prendre ma plume. J’entends les idéaux de certains, mais la réalité n’en a que faire, c’est la vie. « The facts don’t care about your feelings », comme on dit. Alors que le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend l’escalier. Elle finira toujours par arriver, paraît-il. Et plus qu’à contre-temps, après un trop long soupir.

D’ordinaire, ça parle plus volontiers de voyages ou de bagnoles ici-bas, mais voilà, à force de lire et d’entendre des choses que j’aurais préféré de pas avoir lues ou entendues, je vous apporte un gros paquet de faits. En retour, je n’attends pas grand-chose de plus qu’un peu de temps de lecture… Et un peu de clairvoyance : si j’affirme quelque chose qui vous semble erroné, challengez-moi avec la vérité. Faute de feedback, on pourra raisonnablement considérer que j’ai écrit des choses vraies et pleines de sens. Ou que je n’ai pas été lu. Peut-être plus probable ! 😀

Le but n’est pas d’accabler le lecteur, mais d’offrir d’une part des clés de compréhension dans un contexte où la désinformation et la manipulation font rage et d’autre part, des munitions pour contrer aisément la propagande.

Quelles ont les fausses informations souvent entendues, quel est le rôle de la presse, quels sont les mythes et poncifs employés pour retourner l’accusation et inverser les valeurs ? Bref, enjoy, on va s’attaquer à plusieurs thèmes ici.

Commençons par une des dernières actualités, tiens.

La famine imaginaire et l’aide alimentaire réelle à Gaza

La famine à Gaza… ou pas

Breaking news, c’est la famine à Gaza et des centaines de milliers de personnes sont sur le point de mourir… Si l’on en croit beaucoup de médias. Toujours à l’affût d’un bon tuyau de la part du « Ministère de la Santé du hamas », sans doute. Nous sommes en mai 2025, 14 000 bébés sont sur le point de mourir de famine à Gaza dans les 48 heures. Quelques semaines après cette fausse information allègrement relayée par certains médias et le monde de la bien-pensance (qui, vous le constaterez, ne sort jamais de ses beaux appartements pour changer le cours des choses), il faut se rendre à l’évidence : à 14 000 morts près, le décompte était juste. Aucun bébé n’est mort.

Même schéma dans le passé puisqu’en mars 2025, parmi les différentes accusations de famine organisée par les méchants israéliens à Gaza, 677 000 personnes étaient menacées de famine. Soit près de 30 % de la population gazaouie, rien que ça. Au total, les rapports d’ONG dénombrent… 25 morts de malnutrition à Gaza (selon l’UKLFI) et aucun selon l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC) liée à l’ONU dont la branche FRC (Famine Review Committee) note dans son rapport que « le MUAC (mesure du périmètre brachial déterminant le niveau de malnutrition) dans le nord de Gaza en août et septembre était de 2 %, ce qui indique la phase 1 de l’IPC, et pour l’ensemble de Gaza, il était de 5 %, ce qui indique la phase 2 de l’IPC, signifiant seulement légèrement au-dessus du taux d’avant-guerre ». Bref, statut quo. Mais l’essentiel est sauf : Israël a pu être accusé, les bonnes vieilles méthodes staliniennes ont de beaux jours devant elles.

Et avant le 7 octobre ?

Oui, il paraît que ça n’a pas démarré le 7 octobre, puisqu’il faut justifier les pogroms, dit-on dans les milieux humanistes. Gaza, cette prison à ciel ouvert, cette sordide enclave (avec un littoral de 40 km et une frontière avec l’Egypte longue de 12 km). A titre de comparaison, le département des Hauts-de-Seine fait à peu près 20 km du nord au Sud.

Je vous laisse regarder ces vidéos où l’on voit un endroit pas franchement à plaindre avec des magasins remplis, des VW Tiguan, Kia Sorento, Nissan Micra et Hyundai Creta flambant neuves (et d’autres vieilleries, bien entendu…) : 26 minutes ou 40 minutes : choisissez votre vidéo. Mais le mieux, c’est de laisser parler les influenceurs ! Matez ceci (chaîne financée par la Turquie, on ne les accusera pas d’enjoliver la situation puisqu’ils s’attardent sur le cimetière des « martyrs » parmi les attractions) ! Ou la vie à la plage en 2021.

D’ailleurs, la nourriture ne manquait pas au point que 71 000 gazaouis souffraient de diabète avant le 7 octobre (lien ici) tandis que l’obésité était croissante (rapport à lire ici). Bref, une prison avec des hôtels, des magasins bien remplis, des bagnoles tout à fait décentes et des maladies de riches. Le tout avec 40 km de plage et une frontière avec l’Egypte (mais chut, ne le dites pas aux bien-pensants, c’est notre petit secret).

A propos d’Egypte, Gaza était sous contrôle égyptien jusqu’en 1967 et la Guerre des Six Jours (Empire Britannique depuis 1917, Empire Ottoman depuis 1517, sous contrôle de Médine depuis 640, et avant cela, les byzantins, les romains, les grecs, les assyriens, les égyptiens…) et aucun israélien ne s’y trouvait depuis le retrait unilatéral de 2005. En guise de signal d’apaisement, 6 000 roquettes environ ont été tirées depuis Gaza vers Israël depuis 2005, environ 300 par an… Comme quoi, ils avaient de l’argent. L’origine de l’expression « prison à ciel ouvert » est quant à elle détaillée dans cet article du Algemeiner.

L’aide alimentaire qui tue… ou pas

Cette parenthèse sur la prison enchantée étant close, passons à une des autres dernières fausses informations régulières depuis que le hamas a perdu le contrôle de l’aide humanitaire (oui, l’aide était détournée par les terroristes du hamas, au risque de ne pas vous faire tomber de votre chaise, même le vil New York Times en parle). Celle-ci est désormais distribuée par le GHF (Gaza Humanitarian Foundation) depuis le 2 mars 2025, une organisation américaine basée dans le Delaware, soutenue par l’administration américaine et le gouvernement israélien. 

Un petit mot s’impose d’ailleurs au sujet de l’aide humanitaire : vous connaissez beaucoup de pays qui en distribuent à leur ennemi ? Ils sont vraiment de bons chrétiens, en Israël. Bref, maintenant que la distribution est de la responsabilité de cette nouvelle ONG, il était temps pour le hamas de riposter, leur manne s’étant tarie. Et quoi de mieux que quelques morts à mettre sur le dos d’Israël pour abreuver les âmes crédules ? De nombreux médias autrefois sérieux (enfin, au siècle dernier) comme la BBC ont diffusé les mensonges de ces faux-massacres dont les vrais morts étaient en réalité imputables au hamas. Avant, pour certains médias, de se rétracter. Le mal médiatique était fait. A lire ici. Et on peut aussi voir des témoignages de la réalité à partir du milieu de cette vidéo. A savoir que ces accusations reviennent régulièrement puisque leur impact sur l’opinion occidentale est malheureusement efficace. Bienheureux sont les simples d’esprit, non ?

Dernier mensonge en date, l’accusation de contamination de la farine avec des pilules d’oxycodone, le 27 juin dernier (visible en fin de page Wikipedia avec une source absolument pas objective) : 10 jours plus tard, je cherche encore les morts. France 24 concluait début juillet qu’il y avait de quoi être sceptique et les seules sources sur Internet viennent de médias… pour le moins orientés.

Mais au fait, en parlant de fake news, quid de la presse ?

Je ne ferai même pas l’affront de considérer l’Humanité comme un journal, leur idéologie et leur passé parle pour eux. Et nos impôts leurs permettent de vivre. Une bonne raison de défiscaliser. Le plus gênant, c’est quand les fausses informations viennent de médias perçus comme sérieux par l’opinion publique. Prenons par exemple Le Figaro (et là, je suis carrément abonné, à croire que je suis maso en plus de payer les impôts…) qui cite régulièrement « La Défense Civile Palestinienne » comme source… en omettant de préciser qu’il s’agit ni plus ni moins d’une organisation liée à l’Autorité Palestinienne qui opère dans une zone contrôlée par le hamas.

Allons également du côté d’un journal qui aurait autrefois fait référence avant ma naissance : l’immonde Le Monde, qui merci l’article du Figaro (je ne suis pas rancunier) a largement exposé les biais idéologiques au sein de la rédaction. On se rappellera également que ça ne date pas d’hier (cf La Face Cachée du Monde).

Enfin, autre « grand » journal : l’aberration, euh, Libération qui, outre son penchant pour la pédophilie ou pour les khmers rouges (il est toujours bon de le rappeler), n’hésite pas à balancer un paquet de fake news à la Une. Mais rassurez-vous, ils ont quitté X, ça renforce donc la crédibilité du réseau social de Musk, merci à eux ! Bref, parmi leurs nombreuses fausses informations, la fameuse Une du 29 février 2024 annonçant en grands caractères : « Gaza 30 000 morts ». Et faisant d’eux, le porte-parole du hamas avec ce chiffre très largement exagéré et largement suffisant pour alimenter la haine envers Israël (et les juifs, tant qu’à faire). A retrouver ici. On peut aussi parler de leur une avec une photo générée par IA… Bah oui, quitte à mentir, autant utiliser les outils modernes (voir ici). On ne se refait pas, chez libé.

Depuis l’étranger, c’est le Qatar qui n’oublie pas de nous abreuver de fausses informations, avec Al Jazeera et sa tentacule AJ+, destinée aux jeunes et aux progressistes autoproclamés. Bref, on y voit de prétendues images de soldats de Tsahal en train d’emporter des organes de palestiniens, de faux viols à l’hôpital al Shifa entre autres réjouissances. Article à lire ici. Plus récemment, les fausses accusations de création d’un camp d’internement à Gaza relayées notamment par The Guardian ou la BBC ainsi que cette idiote de billie eilish (qui a peut-être encore plus de portée, c’est ça qui est grave…).

Bien entendu, n’ayant pas la télévision, je serais bien en peine de vous citer des exemples similaires, peut-être en avez-vous vu. Les auditeurs de Rance Info y ont droit à longueur de journée… Ah si, en parlant de télé, encore un exemple où CNN (Communist News Network ?) se prend les pieds dans le tapis de la propagande. C’est cadeau à ce lien.

Et les fausses informations n’arrêtent pas d’être colportées, parfois par les médias traditionnels, parfois par les réseaux sociaux de personnalités (voire les deux), exemple récent en date avec les 377 000 disparus de Gaza d’après une étude de Harvard… qui n’existe pas (voir ici). Les exemples sont malheureusement nombreux et ajoutent de l’huile sur le feu de l’antisémitisme, objectif de la manœuvre. J’ai déjà assez étrillé la BBC comme ça, autant profiter de cette tribune pour saluer la seule journaliste française à ma connaissance qui rappelait quotidiennement le sort des otages français à Gaza : Laurence Ferrari. Merci à elle.

Délégitimation d’Israël : une entreprise qui ne connaît pas la crise

Outre ces fausses informations, la délégitimation d’Israël est un vaste chantier qui comprend de nombreux axes, on va s’attaquer ici aux principaux.

Les morts : c’est pas cool

Oui, venons-en aux morts civils, car, comme dirait Bernard Campan dans le rôle de Florent Brunel : « la guerre, je suis contre, mais contre total, quoi ». « Mais faut reconnaître que c’est nécessaire », a-t-il ajouté dans ce mémorable sketch qui n’a pas pris une ride.

La Seconde Guerre mondiale fut le conflit le plus meurtrier de l’Histoire avec plus de 60 millions de morts, soit 2,5 % de la population mondiale de l’époque, dont la majorité fut des civils.

A population de Gaza est de 2,23 millions d’âmes. En gardant la même proportion de 2,5%, on aboutirait à 53 500 personnes, décompte macabre, qui ne sera sans doute pas atteint, les personnes visées par l’armée israélienne étant les terroristes du hamas et leurs sympathisants. Les autorités de Gaza ont indiqué en mai 2025 que plus de 45 000 personnes ont été tuées à Gaza au cours des 14 derniers mois. On estime le nombre de civils tués autour de 22 000, nombre révisé à la baisse par le hamas… donc probablement plus bas dans la réalité !

Pour autant, et on verra les méthodes plus bas, le ratio morts civils vs combattants est loin d’être délirant par rapport à d’autres conflits, y compris ceux auquel la France a pris part, sans que ça ne gêne qui que ce soit, d’ailleurs. A croire que c’est autre chose qui dérange les foules… Bref, on parle ici de 17 000 à 20 000 membres du hamas tués par Tsahal au premier janvier 2025, à comparer aux 45 000 personnes décédées selon le décompte du hamas au 3 janvier 2025 (combattants inclus ?). A supposer que les chiffres soient justes (et vous vous doutez bien qu’avec le « ministère de la santé du hamas », on peut s’attendre à une petite exagération…), cela donne un ratio de 2,6 civils pour 1 terroriste dans le pire des cas.

Sur une période comparable, en Syrie (2024), il y a eu 3598 morts civils pour 3179 morts des forces combattantes… et 530 000 morts depuis le début du conflit en 2011, dans lequel la France a pris part, faut-il le rappeler.

Un mot s’impose quant aux précautions prises par l’armée israélienne lors des attaques, d’autant que la densité de population de la bande de Gaza est de 6 000 habitants / km² (vs 107 en France) fait que la population civile est proportionnellement bien plus exposée que dans d’autres pays. A l’échelle d’une ville comme Gaza City, c’est carrément 17 000 habitants au km² (21 000 à Paris). Voici succinctement une description des différentes précautions prises par l’armée israélienne avant les frappes :

  • Tracts : Largage de tracts pour avertir civils d’évacuer zones ciblées rapidement. 
  • Appels/SMS : Appels automatisés et SMS avertissent civils de frappes imminentes. 
  • « Knock on the roof » : Projectile non explosif sur le toit qui signale une frappe imminente aux civils. 
  • Annonces publiques : Avertissements diffusés via médias, réseaux sociaux pour zones à risque. 
  • Ordres d’évacuation : Instructions d’évacuer zones ciblées vers zones humanitaires désignées par Tsahal (cf ce qui a été fait à Raffah)

Ajoutez à ce la distribution d’aide humanitaire dont le contrôle échappe désormais au hamas (cf ce qui a été traité plus haut). Pour rappel, la France ne fait pas ça avec ses ennemis. Aucune autre armée, d’ailleurs. Alors oui, il y a des morts civils, mais tout est fait pour en limiter le nombre. Les sources sur les mesures préventives ici, et encore là.

Alors que la population israélienne bénéficie de nombreux abris et d’un Dôme de Fer qui aide à contenir la vaste majorité des roquettes (i.e. non guidées pour tuer un max de civils) et de missiles, la population de Gaza, administrée par les grands humanistes du hamas a eu doit à… rien. Ou si, de servir de boucliers humains, les mosquées, hôpitaux, écoles, servant de base arrière pour les terroristes, ces grands tunneliers. Et la population qui tentait de fuir en était dissuadée à coups de balles pour continuer de rester à servir de boucliers humains. Dès lors, il est évident que les gazaouis mourront en plus grand nombre que les israéliens. Et que nombre d’idiots utiles (parfois nommés journalistes ou politiciens) s’arrêteront au nombre de morts pour désigner la victime et le bourreau en faisant totalement fi de la cause racine : le hamas. Ne me remerciez pas, je viens de vous donner la réponse. Oui, tous les morts sont imputables au hamas.

All eyes on… your hypocrisy

Venons-y. On a vu sur les réseaux sociaux de nombreuses personnes (dont des célébrités souvent inutiles), peut-être bien intentionnées mais sans doute naïves dans le meilleur des cas, relayer des images générées par des soutiens du hamas (probablement issues de la propagande qatarie ou iranienne à la base) à l’image du fameux « all eyes on Rafah » et d’autres rappels à des morts palestiniens imaginaires ou non. Etonnamment, on ne voit jamais ces personnes s’esclaffer à propos de vrais morts ou de vrais génocides. Aucun repost sur les réseaux sociaux, degré 1 de l’indignation en 2025. Quelques exemples ?

  • Strictement rien sur les 10 millions de morts en au Congo
  • Rien sur les 600 000 morts en Éthiopie (guerre du Tigre)
  • Rien sur les 500 000 morts du boucher de Damas extradé en Russie
  • Rien sur les 400 000 morts du Yémen en conflit avec l’Arabie Saoudite et ses millions de déplacés
  • Rien sur les 400 000 morts du Darfour avec 7 millions de déplacés et 1,5 millions de personnes en malnutrition critique
  • Rien sur les ignominies subies par les chrétiens d’Orient et de l’Afrique subsaharienne
  • Rien sur les Ouighours en Chine (et sur le trafic d’organes hallal pour leurs « frères » musulmans en Arabie saoudite ou dans les pays du Golfe !
  • Rien sur le massacre des Kurdes par Erdogan
  • Rien sur le million de tués inhérent au terrorisme islamiste depuis 40 ans dont une grande partie de musulmans (200 000 morts en Algérie)
  • Rien pour dénoncer le martyr des femmes afghanes, ou des femmes iraniennes…
  • Rien non plus pour ces pauvres 12 enfants druzes victimes d’un missile du hezbollah dans le Nord d’Israël. Tous les enfants n’ont pas la même valeur, il faut croire.

La raison est simple et facialement difficile à admettre : « no Jews, no news ». Pour certains, ce comportement est fait en toute connaissance de cause. Et il ne me dérange pas, après tout, je n’attends rien de gens qui relèvent des ordures plutôt que de l’humain.

Mais quand ce comportement vient de gens autrement respectables, forcément, c’est dur à encaisser. Bon, j’ai ma part de responsabilité, appartenant à ce groupe de 15 millions de personnes sur Terre qui cause tous les malheurs de Sophie aux 7 milliards restant, il faut croire ! Soit on s’offusque pour tous les morts, soit on ne s’offusque de rien. L’indignation sélective n’a aucune valeur morale.

Et puisqu’on a évoqué le « all eyes on rafah », je vous mets la source… qatarie à propos de l’origine de la chose ! Et les morts en question (45) seraient les victimes collatérales d’un dépôt de munitions placé à proximité immédiate des tentes des victimes gazaouies (merci le hamas) d’après les derniers articles que j’ai pu trouver ici et . L’explication est considérée comme très probable mais je n’ai pas trouvé la conclusion.

Le pire génocide du monde

Ah, les accusations de génocide : toujours aussi efficaces. Je les ai entendues pour la première fois quand j’avais 18 ans, je croisais un pote qui distribuait des tracts d’ATTAC à la gare de Levallois. L’idée était de dire que « petit à petit, ils les tueront tous ». Bref, 20 ans après (plus de 20 ans, bordel…), je me dis que l’objectif n’est sans doute pas atteint. Un simple coup d’œil aux chiffres de la population palestinienne permet de voir que c’est le pire génocide de l’Histoire : le seul dont la population augmente. Et le seul dont les dirigeants ne veulent pas d’un cessez-le-feu avec leurs « génocidaires ». Allez comprendre.

Prenons la population de Gaza puisque c’est le thème actuel : elle comptait 2,23 millions d’habitants en 2023 à la veille du conflit. Trouver les chiffres exacts de 2025 est actuellement impossible, vous vous en doutez, au vu de la situation. Déjà qu’on ne sait pas compter la population de Mayotte en France… Prenons une hypothèse pessimiste en admettant que le conflit ait fait 50 000 morts civils en 1 an (ce qui n’est pas le cas, mais ça simplifiera fortement le calcul). Il faudrait à ce rythme (et à supposer que la natalité soit nulle à compter d’aujourd’hui !) plus de 44 ans pour venir à bout de la population. Sachant que le taux de fécondité approchait les 4 enfants par femme à Gaza à la veille du pogrom du 7 octobre, il va y avoir du boulot pour tout « génocider » ! Bref, Israël s’y prendrait autrement si telle était son intention.

C’est d’ailleurs le nœud du sujet : qu’est-ce qu’un génocide, puisque les mots ont un sens ? Deux définitions :

  • Larousse : « Crime contre l’humanité tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux ; sont qualifiés de génocide les atteintes volontaires à la vie, à l’intégrité physique ou psychique, la soumission à des conditions d’existence mettant en péril la vie du groupe, les entraves aux naissances et les transferts forcés d’enfants qui visent à un tel but. »
  • Amnesty : « Ce qui va distinguer ce crime d’un autre tel que le crime contre l’humanité c’est l’intention spécifique de détruire, en tout ou partie, un groupe protégé par la Convention, à savoir un groupe national, racial, ethnique ou religieux. C’est cette notion d’intentionnalité qui fait toute la spécificité du terme de génocide. »

Dès lors, y a-t-il intention de détruire tout ou partie d’un peuple ? Y a-t-il des atteintes volontaires à la vie ? Des entraves aux naissances ? Les réponses sont non dans tous les cas. On pourrait parler de génocide si, par exemple, un groupe armé faisait irruption sur un territoire pour tuer arbitrairement un grand nombre de civils, en n’oubliant pas de violer les femmes et de brûler les enfants, tout en capturant un maximum d’otages, par exemple. Vous avez dit hamas le 7 octobre ? Oui, ils se sont bien gardés de s’en prendre aux soldats israéliens plutôt qu’aux civils, ces braves « résistants ». Retourner l’accusation pour mieux salir Israël. Voilà le but.

Ajoutez à ce terrible « génocide » imaginaire le fait que les palestiniens se font soigner en Israël… un petit tour sur cet article permet de lire que « de septembre 2005 à juin 2009, 167 enfants palestiniens atteints de cardiopathies congénitales sont opérés gratuitement dans le service de cardiologie pédiatrique de l’hôpital grâce à une initiative du professeur Jean-Jacques Rein, chef de ce service, avec le concours de l’association humanitaire française Un Cœur Pour la Paix qui a permis de faire opérer 167 enfants palestiniens atteints de cardiopathies congénitales dont près de la moitié originaires de la bande de Gaza ». Plus loin, « le 5 mai 2013, une délégation palestinienne conduite par le ministre palestinien de la santé, le docteur Hani Abdeen, rend visite aux Palestiniens qui sont hospitalisés à Hadassah où travaillent une soixantaine de médecins palestiniens ». Et on lit également : « le 25 avril 2013, un Arabe israélien, le docteur Aziz Darawshe devient le chef du département de médecine d’urgence de l’hôpital ». Mais bon on parlera du fameux apartheid imaginaire plus tard !

Pas étonnant que la Turquie soit fâchée avec Israël, incapable de « génocider » proprement les gens comme eux l’avaient fait avec les arméniens ! Mais voilà, salir Israël (et avec, le peuple juif) via une crasse inversion de valeurs en faisant passer pour tortionnaire celui qui subit un pogrom, ça fonctionne malheureusement bien.

Et si vous voulez parler de nettoyage ethnique, regardez la quantité de juifs dans les pays arabes avant et après 1948. Vous trouverez sans doute la réponse à la question : « pourquoi ne suis-je pas né en Egypte ? ».

Le pire apartheid du monde

Un des autres enjeux majeurs de la délégitimation d’Israël passe par les accusations d’apartheid. Et là encore, les vilains sionistes s’y prennent vraiment mal. Outre le fait d’avoir accordé aux réfugiés de la guerre de 48 de retourner sur leurs terres (guerre initiée par les Etats arabes dans le but d’anéantir Israël à peine formé, rappelons-le), Israël jouit d’une population multiethnique avec notamment des chrétiens, des druzes, des bahaïs ou des musulmans. En l’occurrence, près de 2,5 millions sur une population de 9 millions. Et le drame d’Israël est de louper complètement l’apartheid : mêmes droits, accès aux plus hautes fonctions, possibilité de faire l’armée, il est absolument raté, cet apartheid. Pas étonnant que l’Afrique du Sud les gronde, eux qui savent en conduire un vrai !

Quelques exemples de notables musulmans en Israël dans cette vidéo ou dans le témoignage à Oxford de cet arabe israélien devraient convaincre les gens qui s’imaginent qu’il y a un apartheid en Israël.

« Oui mais vu ce qui se passe en Palestine… »

J’y ai eu droit pour justifier des discours haineux contre les juifs… OK, pas de problème. La France a frappé la Syrie entre 2015 et 2018. Avec à la clé de nombreux morts civils. 306 887 selon le HCDH de l’ONU en 2023 pour 83 000 combattants chez Daesh.

Bref, en raisonnant ainsi, on légitime les attentats du Bataclan. Après tout, la France les a bien cherchés. Quand on entend pareil raisonnement, on a de quoi avoir peur.

Il est par ailleurs intéressant de noter que les manifestations « pro palestiniennes », i.e. hostiles à Israël et aux juifs ont débuté dès le 7 octobre 2023 et donc 2 jour savant le début de l’intervention israélienne à Gaza. Aux cris de gazer les juifs ou mort aux juifs, bien entendu. Le problème n’est absolument pas la réponse militaire au pogrom… Ni le bien-être des palestiniens.

Peut-on être réfugié de génération en génération ?

Une autre question qui se pose, est de savoir pourquoi les palestiniens disposent de nous jours encore du statut de réfugiés de génération en génération. N’y voyez aucune jalousie de ma part, n’y ayant pas droit : mes parents, réfugiés apatrides ayant chacun obtenu une (voire deux) nationalité et ayant bâti leur vie sans se plaindre.

Alors que l’ONU a proposé une partition en 1948 de l’ex-Palestine mandataire sous contrôle britannique, les arabes ont refusé l’existence d’un Etat juif, spéculant sur leur capacité à l’anéantir en quelques heures. On connait la suite, Israël a gagné la guerre, et les arabes vivant entre le Jourdain et la Méditerranée ont été instrumentalisés dès le premier conflit pour servir d’éternels réfugiés par leurs « frères arabes » afin d’être une épine dans le pied d’Israël. Les égyptiens, les jordaniens, les syriens ou les libanais ont par ailleurs allègrement déporté et massacré leurs réfugiés palestiniens au fil des ans. On en revient à « no jews, no news », ça n’a ému personne.

En résultent d’étonnants réfugiés sur leur propre territoire de l’Autorité palestinienne. Avec un organe de l’ONU dédié à subvenir à leurs besoins (ou plus précisément à celui de leurs dirigeants). Leur situation de misère est entretenue par l’ONU et leurs « frères arabes ». C’est donc logiquement Israël qu’on accuse.

Une classe politique honteuse

Ai-je besoin de mentionner le « Nouveau Front Populaire », la LFI, Manu, Jean-Noël et les autres ? Où était la France pour récupérer les otages à Gaza ? Nulle part. Où était le respect lorsque notre ministre des Affaires Etrangères a reçu les familles d’anciens otages ? Nulle part également.

Un gouvernement et un président qui appellent au cessez-le-feu… sauf quand le hamas le rejette. On n’est pas à une contradiction près. D’ailleurs, il n’y avait pas un cessez-le-feu jusqu’au 6 octobre avant que le… hamas ne le rompe ? Un appel à récupérer les français du « selfie boat » de Greta mais aucun appel à récupérer les vrais otages. Il ne faudrait pas s’attaquer aux vrais problèmes non plus… Un appel à reconnaître un Etat palestinien ? A quel titre ? Au titre qu’ils ont tué assez d’israéliens pour le mériter ? Et comme on le lit ici, c’est sans trop de conditions préalables… Manu est irresponsable. Mais bon, au moins, il a marché contre l’antisémitisme. Ah non. Même pas.

Certains évoquent la peur de « la rue arabe », d’autres, des soupçons de corruption qatarie ou russe. Je vous laisse avec ces réflexions, je n’ai aucune preuve de cela. Le fait est que les juifs de France en souffrent. Et vous pouvez dupliquer ce genre de causes/conséquences à d’autres pays.

Action, réaction

Politique, médias, réseaux sociaux, idiots utiles, mensonges : finalement, les conséquences sont lourdes. Augmentation vertigineuse des actes antisémites, actes discriminatoires dans les universités, déni des agressions, la liste est malheureusement longue. Dernier épisode en date : une synagogue incendiée à Melbourne en plein office et les clients d’un restaurant agressés, ce dernier saccagé. En Australie, en 2025. Pas en Allemagne en 1934.

« Death to the IDF » a été scandé lors des agressions. Suite logique des « pacifiques » appels au meurtres proférés par différents « artistes » récemment. Mais non, l’antisionisme n’a rien à voir avec l’antisémitisme, vous vous faites des idées.

L’Australie souffre également d’une classe politique démissionnaire et laxiste (toutes ressemblance avec un Hexagone serait purement fortuite), en plus d’une naïveté à l’égard de la volonté d’intégration de tous. A leur décharge, si tant est que cela pourrait être excusable, ce phénomène est nouveau, contrairement à ce que l’on connait sous nos latitudes. On ne peut pas faire société sans exiger d’adhérer à des valeurs communes. Agresser ou tuer des gens en fonction de leur origine ou de leur foi ne devrait pas faire partie desdites exigences au sein d’un pays civilisé.

Moralité, en relayant et/ou en cautionnant ces mensonges et cette propagande, les gens jouent un rôle destructeur. On a déjà assez des politiciens, de grâce, n’en rajoutez pas.

Un dernier mot sur l’empathie

Très peu de gens m’ont demandé si ma famille avait été touchée au cours de ces 20 derniers mois. Et peu m’ont demandé comment je me sentais ou si mes séjours en Israël (mai 2024 et décembre 2024) s’étaient bien déroulés malgré le contexte. Pour être franc, je n’en ferai pas le reproche aux gens, ayant moi-même mis 48 heures à prendre réellement conscience de l’ampleur du 7 octobre 2023 et étant parfaitement conscient que les gens ont leurs problèmes, furent-ils futiles, et leur vie à mener. Combien d’entre vous ont été réveillés par des sirènes en pleine nuit ? Combien ont dû foncer vers un abri ? Difficile à imaginer avant de l’avoir vécu. Ca m’est arrivé lors de deux séjours (2022 et 2024).

J’imagine que j’aurais peut-être négligé ce genre de considérations à leur place. J’ai même eu le cas d’un ancien collègue qui m’a dit en substance quelques mois après le pogrom : « je n’ai pas osé t’en parler au début, ta famille va bien » ? Peut-être que d’autres se sont sentis un peu interdits, allez savoir. Je pense que la principale frustration, c’est de voir des gens qu’on aime verser dans la propagande anti-israélienne (dont le dessein est clairement anti-juif, soyons clair) et les fausses informations avec une candeur effrayante et ne pas se soucier de gens qu’ils connaissent. Sans même faire le lien. Sans prendre de recul. Aurai-je été plus malin à leur place ? Bonne question à laquelle je n’aurai sans doute jamais la réponse.

Une chose est certaine : merci à tous ceux qui m’auront lu jusqu’au bout, d’avoir monté l’escalier. Vous n’êtes probablement pas nombreux mais j’insiste pour vous remercier d’avoir consacré quelques minutes à cela. Les commentaires sont ouverts pour échanger autour des thèmes ici développés, comme précisé en introduction. N’hésitez pas à suivre Honest Reporting qui se charge régulièrement de dénoncer les mensonges.

Eric

Published by eric92270

Citroéniste en Cadillac, fan des USA résolument attiré par ce qui se trouvait de l'autre côté du Rideau de Fer, je vous emmène en balade au pays du Kofola et dans les alentours.

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